La newsletter avec du "kos" à l'intérieur #25
Autodidacte, je partage dans ma newsletter mes découvertes, mes expérimentations et les étapes de mon projet artistique sur un tempo “qui va piano va sano”. Il est possible que la newsletter soit trop longue pour un e-mail. Dans ce cas, ouvrez-la dans un autre onglet.
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Bonne lecture !
Un café et un bon livre, un matin d’été
Récemment le Centre national du livre et les éditions Iconoclaste ont partagé 25 raisons d'ouvrir un livre.
Parce que j'aime autant les librairies que les pâtisseries, parce que ma pile à lire sur ma table de chevet est toujours haute, parce qu'il y a toujours un livre dans mon sac à main et plusieurs dans mes valises l'été, parce que je n'envisage pas une journée sans lire, parce que j'ai déjà dessiné des lectrices et des lecteurs, j'ai noté quelques unes de ces raisons avec l'envie de les illustrer.
A commencer par "Parce qu'il est difficile de concurrencer un livre et un café, un matin d'été". Les jours où je ne travaille pas, c'est précisément ainsi que j'aime débuter ma journée en m’installant sur le balcon.


J'ai glissé dans mon illustration un morceau d’un des mots du titre d'un livre que j'aime beaucoup (d'un de mes auteurs chouchou). Vous avez trouvé lequel ?
Je me dis que ce serait chouette si vous partagiez en commentaire, la/les raisons que vous avez d'ouvrir un bouquin et que j'en illustrais quelques unes.
Si vous préférez, vous pouvez m’envoyer un message :
Mes inspirations (nordiques) du moment
Tromsø
Dans cette ville située à 350km du cercle polaire, les habitants vivent sous le soleil de minuit pendant 68 jours mais la ville est aussi plongée dans la nuit totale en hiver pendant deux mois. C’est là que le gouvernement norvégien est venu trouver refuge quand pendant la seconde guerre mondiale, les nazis envahirent la Norvège. Ici on ne parle pas de “hygge” (mot danois) mais de “kos”., l’art de cultiver les bons moments. Tromsø est une des dix villes du parcours proposé par la collection, Odyssée, ville-portraits consacrée à l’Arctique. Chaque ville est racontée par un auteur différent (journaliste, écrivain, universitaire, architecte qui ont comme point commun d’avoir habité longtemps dans la même ville en question et de pratiquer les outils de la géographie). Chaque chapitre s’ouvre par la trajectoire géographique personnelle de chaque intervenant : où il a vécu jeune, combien de temps et dans quelles circonstances il a habité dans la ville dont il nous parle, où il a “atterri”. Chaque chapitre est également illustré par les cartes subjectives à l’aquarelle d’Amandine Maria et les doubles pages de Nathalie Kopp qui permettent de resituer chaque ville dans un cadre plus grand et chaque étape.
Je l’ai lu dans le désordre en commençant par Reykjavík, j’ai aussi particulièrement apprécié les chapitres consacrés à Tórshan (sur les iles Féroé) et à Copenhague.
Reykjavík est nichée au cœur d’une nature omniprésente, encadrée par l’océan. Son insularité saute aux yeux. Où que notre regard se pose, on peut apercevoir un bout de mer - d’un bleu presque noir, insondable. Par un étrange sortilège, j’ai dès les premières semaines de mon séjour là-bas ressenti le caractère éphémère de mon existence.[…] On se sent si petit à Reykjavík, entouré de ces éléments : les montagnes aussi enveloppantes que menaçantes, la vastitude du ciel, la profondeur de l’océan. […] Ça gronde au dessus, en dessous, à gauche et à droite. Même en actionnant un simple robinet, la nature se rappelle à vous : l’eau chaude, puisée dans les profondeurs en ébullition de la terre, dégage une forte odeur de soufre. Parfois je ne pouvais réprimer un sentiment de claustrophobie. Je me voyais prisonnier de cette nature toute puissante. Si terriblement humain, microscopique. Nulle échappatoire.
Trilogie d’Oslo suite et fin
J’évoquais dans ma dernière newsletter, le premier volet, Rêves, de la trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerude. Depuis je suis allée voir, dès leur sortie, les deux autres volets, Amour et Désir avec des ressentis très différents. Amour montre Oslo l’été, l’action se situe en grande partie sur une île juste en face de la ville et de nombreuses scènes sont tournées de nuit, sur un ferry. J’ai été nettement moins emballée par Désir (le plus formaliste visiblement) qui se déroule cette fois dans un quartier très urbain, d’immeubles modernes, avec des grues, des chantiers en construction, des voies rapides. Le fil narratif m’a semblé trop mince et les dialogues très présents (si vous n’aimez pas les films verbeux, passez votre tour) et que je trouvais stimulants dans les autres volets dans leur questionnement sur l’amour et le désir m’ont paru tourné vite en rond dans Désir. J’ai retrouvé néanmoins le regard du réalisateur qui ne juge jamais ses personnages et qui brosse une galerie d’hommes et de femmes toujours dans la nuance.
Je voulais partager quelques mots sur deux expositions parisiennes que je viens de visiter -David Hockney 25 et Maximilien Luce, l’instinct du paysage mais je garde mes impressions pour une prochaine newsletter et je termine celle-ci avec une chanson qui résonne à quelques semaines d’un anniversaire qui ne me ravit pas particulièrement (mais je n’ai pas vraiment le choix, n’est ce pas ?).
Merci pour votre lecture ! Le nombre d’abonnés continue d’augmenter , merci pour ce soutien et au plaisir d’échanger avec vous en commentaire ou en mail ❤️.
Mentionnés dans cette newsletter :
Collection Odyssée, villes-portraits
Les cartes à pied d’Amandine Maria
Le compte instagram de Nathalie Kopp
La trilogie d’Oslo
Les photos en une de cette newsletter ont été prises au café Renoir du musée Montmartre



Très intriguée par ce concept de Kos ! Je ne connaissais pas du tout! La collection Odyssée dont tu parles est dispo quelque part ? Désolée si j’ai zappé l’info 🙈
J’aimerais beaucoup aller voir l’expo Hockney à Paris, c’est un de mes artistes préférés ❤️
J'ai eu la chance d'aller à Tromso il y a 2 ans, j'ai beaucoup aimé la ville et ses environs, c'est un très chouette endroit calme et sublime ! Du coup je vais regarder ma collection dont tu parles !